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Pierre Tremblay (2011). BEAUVOIR JEAN. Le récit du vétéran. Montréal, Éditions Liber (232 pages). 
Beauvoir Jean est un nom connu des gangs de rue de Montréal. Il en est aujourd'hui un vétéran. Dans le langage du milieu, on appelle ainsi celui qui, après un parcours ponctué de délits, de luttes fratricides et de prison, peut choisir de se retirer de l'action sans pour autant rejeter son passé, en condamner les héritiers ou s'éloigner d'eux. Haïtien d'origine, Beauvoir Jean a été chef des Master B (1984-1987) puis de la Compagnie B (1988-1991). Travailleur de rue à Montréal-Nord depuis 2007, il raconte ici les bandes haïtiennes, leur condition, leurs entreprises et leurs amours, les clans et leurs conflits, leurs amitiés et leurs démêlés avec la justice.
Au retour d'un voyage à Port-au-Prince, Pierre Tremblay a accompagné Beauvoir Jean dans son quartier, partageant ses souvenirs, l'écoutant décrire son monde, rencontrant sa famille, ses rivaux, ses compagnons de rue. Le récit qui en résulte est un témoignage saisissant de vérité brute en même temps qu'une riche enquête sociologique.
Pierre Tremblay (2010). Le délinquant idéal. Performance, discipline, solidarité. Montréal, Édition Liber. 
«Edwin Sutherland a inventé la fiction du délinquant idéal et caractérisé son comportement par la performance (les avantages qu’il retire de ses délits), la discipline (l’endurance face à l’épreuve pénale) et la solidarité à l’endroit des compagnons de route. La criminologie contemporaine examine les délinquants à travers les réactions défavorables qu’ils suscitent. La sociologie criminelle américaine des années 1940 et 1950 examinait la société à travers le regard que les délinquants portaient sur les réactions favorables à leurs comportements. La fiction du délinquant idéal était-elle inutile ? La criminologie a-t-elle gagné en maturité scientifique ou en probité intellectuelle en s’en débarrassant ? Je propose dans ce livre de répondre à ces questions.» P.T.
Carlo Morselli et Pierre Tremblay (dir.)
(2004). Délinquance et réussite,
Numéro thématique de la revue Criminologie,
vol. 37, no 2, Montréal : Presses de l'Université de
Montréal. 
Certains délinquants, qu’ils
soient juvéniles ou adultes, sont plus performants
que d’autres dans leurs activités illégales.
Dans ce numéro, les réussites délinquantes
sont évaluées au regard de l’aptitude
des délinquants interrogés à gagner
de l’argent de manière durable par la ruse,
le vol ou l’offre de biens et services prohibés
ou rationnés. On trouvera dans ce numéro
plusieurs études qui permettent d’apprécier
les visages de la réussite délinquante. On
apprendra notamment que les réussites délinquantes
ne sont guère plus rares que les réussites
conventionnelles et qu’elles peuvent être une
source d’inspiration et d’émulation;
que plus les délinquants « travaillent » et
soignent leurs délits, plus ils en tirent des bénéfices
tangibles, de sorte que leurs réussites individuelles
sont effectivement «méritées »;
que c’est la qualité et non pas seulement
l’étendue de leurs réseaux de co-délinquance
qui contribue de manière directe à leurs
réussites individuelles ; que ce sont les jeunes
qui ont le moins de revenus personnels qui sont les plus
motivés à être performants dans leurs
activités illégales et qu’ils le sont
effectivement; que les délinquants adultes les plus
enclins à la récidive sont dans certains
cas les plus doués d’entre eux ; et, enfin,
que ceux qui s’abstiennent de recourir à la
violence réussissent moins bien que ceux qui en
font un usage stratégique. |
Mots clés
Analyse de réseaux, coûts du crime, crime organisé, enquête policière, gains criminels, métrique pénale, sentencing. |