Chercheur régulier du CICC

Jean Poupart
École de criminologie
Université de Montréal
C.P. 6128, Succ. Centre-ville
Montréal (Québec) H3C 3J7

Pavillon Lionel-Groulx
3150, rue Jean-Brillant, bureau C-4102
Téléphone : (514) 343-6191
Télécopieur : (514) 343-2269


Publications

Thèmes de recherche

  • L’intégration sociale et professionnelle des groupes judiciarisés et marginalisés

  • L’évolution des problématiques en criminologie

  • La méthodologie qualitative

Principaux projets en cours

  • L’insertion sociale et professionnelle dans le contexte des politiques pénales et sociales : expériences et trajectoires des ex-détenus, suites du projet financé par le CQRS.
    - (en préparation) Poupart, J., Spielvogel, M. En finir avec sa peine : «l’intégration» socioprofessionnelle des personnes condamnées à de longues incarcérations.

    - (en préparation) Perspectives critiques et intégration des groupes judiciarisés et marginalisés : réflexions sur les défis posés par la recherche.

  • Les entretiens de recherche en méthodologie qualitative : comment les faire et comment les analyser.


    Jean Poupart est par ailleurs membre de l'ÉREP.

Publications récentes

Poupart, J., Lafortune, D. et Tanner, S. (Dir., 2010). Questions de criminologie. Les Presses de l'Université de Montréal (258 pages).

Les mesures de contrôle des armes à feu sont-elles utiles ? Le traitement des délinquants sexuels est-il efficace ? Qu’est-ce qui fait voir dans l’immigration une menace pour la sécurité nationale ? Les victimes d’actes criminels ont-elles toutes les mêmes droits ? Les opérations de « police sans frontières » sont-elles viables ? Peut-on prédire la récidive ? Et que faut-il penser de la violence au hockey ? Voilà quelques-unes des questions qu’abordent les professeurs de l’École de criminologie de l’Université de Montréal, qui célèbre son 50e anniversaire. On le voit à cet échantillon sommaire : la criminologie est une discipline variée dans ses pratiques comme dans ses objets. Traversée par des interrogations qui touchent à des choix de société fondamentaux, sa réalité québécoise est particulièrement dynamique. Étudiants, chercheurs et praticiens trouveront dans cet ouvrage le portrait en mouvement d’une profession d’avenir.

Avec les contributions de : André Archambault, Laura Aubert, François Bérard, Guy Berlinguette, Étienne Blais, Serge Brochu, Jean-Paul Brodeur, Dianne Casoni, Franca Cortoni, Louis-Georges Cournoyer, Marie-Marthe Cousineau, Jean-Pierre Guay, Stéphane Guay, Mylène Jaccoud, Estibaliz Jimenez, Denis Lafortune, Mario Leclerc, Stéphane Leman-Langlois, Jennifer Letarte, Nicholas Longpré, Massimiliano Mulone, Marc Ouimet, Geneviève Parent, Jean Poupart, Samuel Tanner, Thierry Webank, Jo-Anne Wemmers.

 

Poupart, J. et coll. (Ed.) (août 2004). Au-delà du système pénal : l’intégration sociale et professionnelle des groupes judiciarisées et marginalisés. Collection problèmes sociaux et interventions sociales. Presses de l’Université du Québec. (294 pages)

En quoi les changements socioéconomiques et pénaux qui se sont produits au cours des vingt dernières années dans nos sociétés contemporaines viennent-ils faciliter l’intégration des personnes judiciarisées et marginalisées? Que savons-nous des trajectoires de ces personnes et de leurs expériences, notamment des difficultés qu’elles rencontrent, des stratégies qu’elles élaborent et des ressources auxquelles elles font appel? Quel est l’impact des politiques sociales et pénales sur les processus d’intégration ou de marginalisation, notamment pour les groupes judiciarisés? En quoi les les pratiques professionnelles et les modèles d’intervention favorisent-ils une véritable insertion? Quels sont les enjeux et les dilemmes suscités par les notions d’intégration et d’insertion? Tels sont les principaux thèmes abordés dans le cadre de ce collectif qui regroupe des contributions de chercheurs francophones en provenance de la France, de la Belgique et du Québec.

Cet ouvrage se veut une occasion de faire avancer la réflexion sur l’impact des mutations sociales et pénales sur les processus d’intégration sociale et professionnelle, de même que de permettre une meilleure connaissance des trajectoires et des expériences de vie des personnes judiciarisées et marginalisés.

*****************

Jean Poupart et Alvaro Pirès (dir.) (2004), Criminologie : discipline et institutionnalisation. Trois exemples francophones, Numéro de la revue Criminologie, vol. 37, no 1, Montréal : Presses de l'Université de Montréal.

Comment la criminologie a-t-elle ou non réussi à s'implanter dans différents contextes ? Quels ont été et quels sont les débats et les enjeux suscités par une telle implantation, à l'intérieur comme à l'extérieur de cette « discipline » qu'on appelle « criminologie » ? Quels ont été et quels sont ses rapports aux autres disciplines, aux institutions de contrôle social et de prise en charge de la déviance et de la marginalité ? La criminologie s'est-elle imposée comme une discipline autonome ? Peut-on parler d'elle comme d'une « véritable discipline » ? Voilà des exemples de questions auxquelles les participants à ce numéro tentent de répondre.

Ce numéro thématique sur la criminologie comme «discipline » présente trois cas de figure de la manière dont s'est développée, avec un succès inégal, l'autonomisation institutionnelle de cette discipline en contexte francophone, soit ceux de la France, de la Belgique et du Québec.Nous pouvons y voir différents modèles alternatifs d'insertion administrative et organisationnelle de cette discipline. En France, bien que les travaux et les contributions « criminologiques» datent de longtemps et continuent de proliférer, la criminologie ne s'est pas vraiment imposée dans les universités sous la forme d'un département ou d'une école équivalente à celle de la sociologie, de la psychologie ou du droit. En Belgique, la criminologie s'est implantée institutionnellement comme unité académique à l'intérieur des facultés de droit. Ceci ne l'a pas empêchée d'acquérir une autonomie institutionnelle et de recourir aux apports et aux spécialistes des autres disciplines. Pour ce qui est du Québec, la criminologie a d'abord émergé dans les années 1940 et 1950 comme une spécialité au sein des disciplines institutionnalisées existantes, telles que la psychologie, la psychiatrie, la sociologie et le travail social. Elle s'est cependant graduellement autonomisée sur le plan organisationnel et universitaire avec le développement de l'École de criminologie à partir des années 1960.


Mots clés

Déviance, marginalité, contrôle social et pénal, intégration sociale, institutionnalisation de la criminologie, méthodologie qualitative.