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Les mesures de contrôle des armes à feu sont-elles utiles ? Le traitement des délinquants sexuels est-il efficace ? Qu’est-ce qui fait voir dans l’immigration une menace pour la sécurité nationale ? Les victimes d’actes criminels ont-elles toutes les mêmes droits ? Les opérations de « police sans frontières » sont-elles viables ? Peut-on prédire la récidive ? Et que faut-il penser de la violence au hockey ? Voilà quelques-unes des questions qu’abordent les professeurs de l’École de criminologie de l’Université de Montréal, qui célèbre son 50e anniversaire. On le voit à cet échantillon sommaire : la criminologie est une discipline variée dans ses pratiques comme dans ses objets. Traversée par des interrogations qui touchent à des choix de société fondamentaux, sa réalité québécoise est particulièrement dynamique. Étudiants, chercheurs et praticiens trouveront dans cet ouvrage le portrait en mouvement d’une profession d’avenir. Avec les contributions de : André Archambault, Laura Aubert, François Bérard, Guy Berlinguette, Étienne Blais, Serge Brochu, Jean-Paul Brodeur, Dianne Casoni, Franca Cortoni, Louis-Georges Cournoyer, Marie-Marthe Cousineau, Jean-Pierre Guay, Stéphane Guay, Mylène Jaccoud, Estibaliz Jimenez, Denis Lafortune, Mario Leclerc, Stéphane Leman-Langlois, Jennifer Letarte, Nicholas Longpré, Massimiliano Mulone, Marc Ouimet, Geneviève Parent, Jean Poupart, Samuel Tanner, Thierry Webank, Jo-Anne Wemmers.
Poupart, J. et coll. (Ed.) (août 2004). Au-delà du système pénal : l’intégration sociale et professionnelle des groupes judiciarisées et marginalisés. Collection problèmes sociaux et interventions sociales. Presses de l’Université du Québec. (294 pages)
Cet ouvrage se veut une occasion de faire avancer la réflexion sur l’impact des mutations sociales et pénales sur les processus d’intégration sociale et professionnelle, de même que de permettre une meilleure connaissance des trajectoires et des expériences de vie des personnes judiciarisées et marginalisés. ***************** Jean
Poupart et Alvaro Pirès (dir.) (2004), Criminologie
: discipline et institutionnalisation. Trois exemples francophones,
Numéro de la revue Criminologie, vol. 37, no 1, Montréal :
Presses de l'Université de Montréal. Comment la criminologie a-t-elle ou non réussi à s'implanter dans différents contextes ? Quels ont été et quels sont les débats et les enjeux suscités par une telle implantation, à l'intérieur comme à l'extérieur de cette « discipline » qu'on appelle « criminologie » ? Quels ont été et quels sont ses rapports aux autres disciplines, aux institutions de contrôle social et de prise en charge de la déviance et de la marginalité ? La criminologie s'est-elle imposée comme une discipline autonome ? Peut-on parler d'elle comme d'une « véritable discipline » ? Voilà des exemples de questions auxquelles les participants à ce numéro tentent de répondre. Ce numéro thématique sur la criminologie comme «discipline » présente trois cas de figure de la manière dont s'est développée, avec un succès inégal, l'autonomisation institutionnelle de cette discipline en contexte francophone, soit ceux de la France, de la Belgique et du Québec.Nous pouvons y voir différents modèles alternatifs d'insertion administrative et organisationnelle de cette discipline. En France, bien que les travaux et les contributions « criminologiques» datent de longtemps et continuent de proliférer, la criminologie ne s'est pas vraiment imposée dans les universités sous la forme d'un département ou d'une école équivalente à celle de la sociologie, de la psychologie ou du droit. En Belgique, la criminologie s'est implantée institutionnellement comme unité académique à l'intérieur des facultés de droit. Ceci ne l'a pas empêchée d'acquérir une autonomie institutionnelle et de recourir aux apports et aux spécialistes des autres disciplines. Pour ce qui est du Québec, la criminologie a d'abord émergé dans les années 1940 et 1950 comme une spécialité au sein des disciplines institutionnalisées existantes, telles que la psychologie, la psychiatrie, la sociologie et le travail social. Elle s'est cependant graduellement autonomisée sur le plan organisationnel et universitaire avec le développement de l'École de criminologie à partir des années 1960.
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