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Jean-Paul Brodeur fut directeur du Centre international de criminologie comparée de 1988 à 1996, ainsi que de 2004 à avril 2010, ainsi que professeur titulaire au département de criminologie de l'Université de Montréal. Diplômé en philosophie des universités de Paris et de Montréal, il fut en 1978 directeur de recherche dans le cadre de la Commission d'enquête sur les opérations policières en territoire québécois, appelé la Commission Keable. Par la suite, il dirigea de nombreuses autres recherches dans divers organismes gouvernementaux et rédigea différents ouvrages sur la sociologie de la police. |
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Thèmes de recherche
Principaux projetsJean-Paul Brodeur conduisit, à titre de chercheur principal ou de cochercheur, les recherches suivantes durant les dernières années :
Il fut, par ailleurs, l'un des 17 récipiendaires de la prestigieuse Bourse Killam 2002-2004, qui lui permit de se consacrer à plein temps, pendant 2 ans, à la recherche et à la rédaction de son projet : Entre violence et savoir : la police. |
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Publication à venir
In this comprehensive study, Jean-Paul Brodeur examines the diversity of the policing web. Policing agencies such as criminal investigation units, intelligence services, private security companies, and military policing organizations, are examined in addition to public uniformed police, to show the extent to which policing extends far beyond the confines of public police working in uniform and visible to all. The study also includes a consideration of military policing both when compatible with the values of democracy and when in opposition. It also examines criminal organizations enforcing their own rules in urban zones deserted by the police and criminal individuals acting as police informants since they too are part of the policing web, even though they do not qualify as legitimate policing agents or agencies. The underlying argument of The Policing Web is that the diverse strands of the policing web are united by a common definition that emphasizes the licence granted to policing agencies to use, either legally or with complete impunity, means that are otherwise prohibited as crimes to the rest of the population. This claim is argued for throughout the book and its paradoxical consequences investigated. Although much effort is devoted to presenting a comprehensive model linking all the components of policing, it is acknowledged that the 'policing web' is by no means a neat and well-integrated structure. Even the belief that it will develop into a tightly coordinated system is in itself questionable. Indeed, the study shows that there is not just one policing web, but several, depending on the country, police history and culture, and the images of policing which shape the mind of the community. These often overlooked factors are nonetheless essential components of the context of policing and are discussed within an international framework. Features :
Autres publications récentes
La réalité du terrorisme se moque des idéologies et des idées reçues. Qui plus est, comme le font remarquer les auteurs de ce livre, il n’existera probablement jamais une définition du phénomène qui soit à la fois claire, précise et consensuelle. Cet ouvrage est divisé en deux parties. La première prend la mesure du phénomène dans toutes ses dimensions : le terrorisme, ses agents, son évolution, sa nature et ses effets. La seconde fait le point sur les réactions des gouvernements, des corps de police, des forces armées, des organismes de renseignement et des simples citoyens. Ce livre va donc au-delà des dénonciations habituelles pour documenter à la fois les différentes facettes du terrorisme et les mesures prises pour le combattre. Avec les textes de Jean-Paul Brodeur, Élisabeth Campos, Benoît Gagnon, Grégory Gomez del Prado, Emmanuel-Pierre Guittet, Stéphane Leman-Langlois, Frédéric Lemieux, Antoine Mégie, Geneviève Ouellet, Chantal Perras et Valéry Thibeault
Jean-Paul Brodeur (dir.) (2006), La police en pièces détachées, Numéro spécial de la revue Criminologie, vol. 38, no 2, Montréal : Presses de l'Université de Montréal.
Pour aborder cette question de façon innovatrice, les auteurs ici réunis dirigent leur regard sur les aspects de l'action policière qui sont moins visibles que le travail des patrouilleurs en tenue. Le renseignement et le savoir-expert sont deux champs d'intervention qui font l'objet de leur examen. Les critiques dirigées contre les services de renseignement ont fait état de sérieuses lacunes sur le plan de la cueillette et de l'analyse de l'information. L'évaluation des retombées opérationnelles du renseignement est encore très incomplète. Le bilan du résultat des analyses fondées sur l'examen du renseignement ne fait pas l'objet d'une divulgation publique. On peut dès lors se demander si les corps policiers reconnaissent véritablement l'apport du renseignement et du savoir-expert pour leurs opérations. On s'interroge beaucoup depuis septembre 2001 sur la volonté des différents acteurs policiers de partager entre eux les connaissances qu'ils accumulent. Cette interrogation met en cause la coordination des appareils chargés de la protection de la sécurité de l'État et de celle des citoyens et leur volonté d'opérer de manière concertée. On constate à l'heure présente que plusieurs des intervenants importants au sein du dispositif policier considèrent leur champ propre d'opération comme une chasse gardée où ils s'efforcent d'exercer une douteuse souveraineté. Les auteurs de cet ouvrage proposent un examen rigoureux des récentes évolutions de l'action policière et se demandent si les développements les plus récents n'ont pas eu pour résultat de fragmenter l'action policière et de produire une police en pièces détachées qui ne parvient qu'avec difficulté à recoller ses morceaux.
Jean-Paul Brodeur et Fabien Jobard (2005), Citoyens
et délateurs. La délation peut-elle être civique?, Paris
: Éditions
Autrement. La délation peut-elle être civique?
Le « fayot », le rapporteur, le délateur ont mauvaise presse. On en trouve de bien sinistres exemples dans notre histoire récente, et pas seulement dans les pays de l'Est! Mais les forces de la loi et de l'ordre ont subi des mutations. La conception d'une démocratie transparente, des scandales comme celui d'Enron, la menace terroriste, les nouvelles technologies ont changé la donne. La loi Perben 2 sur les indics, l'incitation des salariés à dénoncer les fraudes dans l'entreprise, les citoyens relais… on prône une surveillance devenue démocratique et citoyenne, les whistle-blower et l'alerte éthique ont le vent en poupe. Spécialistes de l'information policière et sociologues de la police, magistrats, historiens et politiques, débattent ici des enjeux d'une surveillance citoyenne. Sous la direction de Jean-Paul Brodeur et Fabien Jobard : Patrice Betbeder, Sonia Combe, Michèle Fournier, Xavier Lameyre, François-Xavier Nérard, Frédéric Ocqueteau, Yann Rivière, Anne-Lise Ulmann.
Jean-Paul Brodeur et Lise Mingasson (2005), Sanctions,
Informations sociales, no 127, Paris : Allocations
familiales.
Informations sociales propose dans ce dossier une réflexion à la lumière de la philosophie, du droit, de la sociologie et de la psychanalyse sur les sanctions dans les champs de la famille, de l'école, de la police et de la prison. Sans omettre de prendre également en compte le point de vue des justiciables et des victimes.
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Mots clésCrime organisé, criminologie, enquêtes policières, police, sentencing, services de renseignement, terrorisme |
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