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Les droits des victimes dans un contexte international
Volume 44, no 2 (automne 2011)
Sous la direction de Jo-Anne Wemmers
TABLE DES MATIÈRES
- Jo-Anne Wemmers : Introduction
- Matthew Hall : Les systèmes de justice pénale face à un défi international ?
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Luc Walleyn : La Cour pénale internationale, une juridiction pour les victimes ?
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Gilbert Bitti : Les droits procéduraux des victimes devant la Cour pénale internationale
- Tyrone Kirchengast : Les victimes comme parties prenantes d'un procès pénal de type accusatoire
- Katie Cyr et Jo-Anne Wemmers : Empowerment des victimes d'actes criminels
- Jo-Anne Wemmers et Émilie Raymond : La justice et les victimes : l'importance de l'information pour les victimes
- Tinneke Van Camp et Jo-Anne Wemmers : La justice réparatrice et les crimes graves
- Estibaliz Jimenez : La place de la victime dans la lutte contre la traite des personnes au Canada
HORS THÈME
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Bastien Quirion et Lisa D'Addese : De l'évaluation clinique au calcul de probabilité : le recours aux outils actuariels dans les pénitenciers canadiens
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Catherine Laurier et François Chagnon : Modèle interactif du risque suicidaire chez les jeunes contrevenants
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Thibault Charton, Jean-François Couture-Poulin et Jean-Pierre Guay : L'évaluation de la validité prédictive du LS/CMI dans la prédiction des incidents disciplinaires en prison
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Benoît Gagnon : Au-delà du réel : la délinquance et les univers sociaux synthétique
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Jean-Paul Brodeur, d'hier à aujourd'hui
Volume 44, no 1 (printemps 2011)
Sous la direction de Dianne Casoni
TABLE DES MATIÈRES
- Dianne Casoni : Introduction. De la sémiologie à la criminologie
- Georges Leroux : Avant-propos. Criminologie et philosophie. Quelques remarques sur la pensée de Jean-Paul Brodeur
Jean-Paul Brodeur
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Surveiller et punir (1976). Note introductive de Stéphane Leman-Langlois
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La Crise d'octobre et les commissions d'enquête (1980). Note introductive de Samuel Tanner
- Provocations (1986). Note introductive de Pierre Landreville
- Quelques notes sur la réforme de la détermination de la peine au Canada (1991). Note introductive de Marion Vacheret
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La pensée postmoderne et la criminologie (1993). Note introductive de Christian Nadeau
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À la recherche d'une évaluation « pauvre » (2003). Note introductive de Massimiliano Mulone
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L'enquête criminelle (2005) (Avec Geneviève Ouellet). Note introductive de Maurice Cusson
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Haute et basse police après le 11 septembre (2008). Note introductive de Frédéric Ocqueteau
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Confiance, expertise et police (inédit). Note introductive de Benoit Dupont
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Les 50 ans de l'École de criminologie. Aperçu de la recherche d'ici et d'ailleurs
Volume 43, no 2 (automne/hiver 2010)
Sous la direction de Dianne Casoni et Pierre Landreville
TABLE DES MATIÈRES
- Dianne Casoni et Pierre Landreville : Introduction
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François Fenchel : Engendrer une pensée criminologique. Entretien avec Denis Szabo
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Mylène Jaccoud : Une pionnière des théories sur les prisons pour femmes. Entretien avec Marie-Andrée Bertrand
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Ezzat A. Fattah : Quand recherche et savoir scientifique cèdent le pas à l'activisme et au parti pris
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Maíra Rocha Machado et Alvaro P. Pires : Intervention politique dans la sentence du droit ? Fondements culturels de la peine minimale
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Serge Brochu, Lyne Chayer, Benoit Lasnier, Michael Cantinotti, Louise Guyon et Ann Royer : La restriction de l'usage du tabac en prison au Québec : effets sur le climat carcéral
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Annie Kensey, René Lévy et Abdelmalik Benaouda : Le développement de la surveillance électronique en France et ses effets sur la récidive
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Sylvie Frigon : La danse en prison, une échappée belle hors des murs ? Perspectives des artistes et des détenues
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Colette Parent et Chris Bruckert : Les travailleuses du sexe et la vie économique : marginalisation et résistance
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Renée Zauberman : La délinquance contre les biens : réflexions sur les travaux européens
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Benoit Dupont : La coévolution du « vol d'identité » et des systèmes de paiement
- Patrick Lussier : Trajectoires criminelles et récidive des délinquants sexuels adultes : l'hypothèse « statique » revue et corrigée
- Nadine Lanctôt : Les effets d'un programme cognitif-comportemental pour adolescentes hébergées en centre jeunesse
- Denis Lafortune et Brigitte Blanchard : Parcours : un programme correctionnel adapté aux courtes peines
- Dianne Casoni : L'étude du processus de changement chez des hommes condamnés à de longues peines
- Natacha Brunelle et Karine Bertrand : Trajectoires déviantes et trajectoires de rétablissement à l'adolescence : typologie et leviers d'intervention
- Marc Le Blanc : Un paradigme développemental pour la criminologie : développement et autorégulation de la conduite déviante
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Les jeunes et la rue
Volume 43, no 1 (printemps/été 2010)
Sous la direction de Céline Bellot
TABLE DES MATIÈRES
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Céline Bellot : Introduction
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Jeff Karabanow, Jean Hughes et Sean Kidd : Travailler pour survivre : exploration du travail des jeunes de la rue
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Annie Larouche : Jeunes de la rue et prison : constructions subjectives de l’identité
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Karine Descormiers et Carlo Morselli : Analyse de la structure sociale des conflits et des alliances intergangs
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Gilles Sénécal, Léa Méthé Myrand et Amélie Dubé : Prévention des gangs de rue à Montréal : autour d’un projet de médiation urbaine
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Élisabeth Greissler : Les jeunes de la rue sont-ils militants ? Une réflexion
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Annie Fontaine : Le travail de rue dans l’univers de la rue
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Annamaria Colombo : Jeunes à risque ? Sens des pratiques dites à risque et sortie de la rue
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Céline Bellot, Jacinthe Rivard et Élisabeth Greissler : L’intervention par les pairs : un outil pour soutenir la sortie de rue
HORS THÈME
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Dan Kaminski : Droits des détenus, normalisation et moindre éligibilité
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Valérie Moulin et Anne-Sophie Sévin : Relations professionnelles en établissement pénitentiaire
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Régulations sociopénales et peuples autochtones
Volume 42, no 2 (automne/hiver 2009)
Sous la direction de Mylène Jaccoud
TABLE DES MATIÈRES
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Mylène Jaccoud : Introduction
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Natacha Brunelle, Chantal Plourde, Michel Landry et Annie Gendron : Regards de Nunavimmiuts sur les raisons de la consommation et ses effets
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Alexandra Pronovost : Réparer le cercle : la responsabilisation de l’Autochtone alcoolique
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Marie-Pierre Bousquet : Régler ses conflits dans un cadre spirituel : pouvoir, réparation et systèmes religieux chez les Anicinabek du Québec
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Véronique Strimelle et Françoise Vanhamme : Modèles vindicatoire et pénal en concurrence ? Réflexions à partir de l’expérience autochtone
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Laura Aubert et Mylène Jaccoud : Genèse et développement des polices autochtones au Québec : sur la voie de l’autodétermination
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Renée Brassard et Joane Martel : Trajectoires sociocarcérales des femmes autochtones au Québec : effets de l’incarcération sur l’exclusion sociale
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Éric L. Létourneau : Le patrimoine culturel immatériel dans les programmes de réhabilitation destinés aux peuples autochtones
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Patricia Bourque, Mylène Jaccoud et Ellen Gabriel : Stratégies adoptées par les femmes autochtones dans un contexte de violence familiale au Québec
HORS THÈME
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Pierre Tremblay, Chloé Leclerc et Sylvie Boudreau : Les risques assumables : récidive et libération conditionnelle
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Geneviève Parent, Jean-Pierre Guay et Raymond A. Knight : Évaluation de la validité prédictive de neuf instruments chez les agresseurs sexuels adultes
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L'intervention à l'aune des données « probantes »
Volume 42, no 1 (printemps/été 2009)
Sous la direction de Denis Lafortune
TABLE DES MATIÈRES
- Denis Lafortune : Introduction
- Éric Debarbieux et Catherine Blaya : Le contexte et la raison : agir contre la violence à l’école par « l’évidence » ?
- Nico Trocmé, Tonino Esposito, Claude Laurendeau, Wendy Thomson et Lise Milne : La mobilisation des connaissances en protection de l’enfance
- Franca Cortoni et Denis Lafortune : Le traitement correctionnel fondé sur des données probantes : une recension
- Michel Perreault, Nicole Perreault, Daniela Withaeuper et Doina Malai : Le défi du traitement et de la prévention des troubles concomitants sur la base de données probantes
- Lisa Monchalin : Pourquoi pas la prévention du crime ? Une perspective canadienne
- Denis Lafortune, Dominique Meilleur et Brigitte Blanchard : L’intervention de type criminologique à l’aune de la Collaboration Cochrane
- Yves Couturier, Dominique Gagnon et Sébastien Carrier : Management des conduites professionnelles par les résultats probants de la recherche. Une analyse critique
- Steve Jacob : Opération chloroforme ou la réinvention de l’État rationnel : l’évaluation et les données probantes
HORS THÈME
- Rémi Boivin, Céline Lamige et Pierre Tremblay : La police devrait-elle cibler les taudis malfamés ?
- Opadou Koudou : Développement et désistement du comportement délinquant chez l’adolescent ivoirien
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Les organisations dites sectes, les lois et la société
Volume 41, no 2 (automne/hiver 2008)
Sous la direction de Dianne Casoni
TABLE DES MATIÈRES
- Dianne Casoni : Introduction
- Stéphane Leman-Langlois : Caractéristiques et évolution du terrorisme à motif religieux au Canada depuis 1973
- Jean-Yves Radigois : Quand le travailleur social intervient dans un contexte à caractère sectaire
- Adriana Pacheco et Dianne Casoni : Fonctionnement sectaire et violence envers les enfants : le cas de l’Église baptiste de Windsor
- Sami Aoun : Violence sectaire : un coup de sonde en terre d’Islam
- Jodi M. Lane et Stephen A. Kent : Politiques de rage et narcissisme malin
- Benjamin Mine : L’émergence d’un problème : l’objet politique « secte » en Belgique
- Christophe Macone : Les différentes réponses de l’État français aux dérives des groupes sectaires
- Marie-Andrée Pelland et Dianne Casoni : Entre le retrait et la contestation. Réactions des mormons fondamentalistes à des allégations d’entorses aux lois
HORS THÈME
- Chantal Lavergne, Daniel Turcotte et Dominique Damant : Cooccurrence de violence conjugale et de maltraitance envers les enfants : points de vue des intervenants de la protection de la jeunesse
- Laurent Carnis : Le contrôle automatisé de la vitesse en Australie : quelques enseignements pour une politique de dissuasion efficace
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40 ans de Criminologie : Perspectives d'avenir
Volume 41, no 1 (Printemps 2008)
Sous la direction de Dominique Robert et Guy Lemire
- Dominique Robert et Guy Lemire : Introduction
- Billets des directeurs de Criminologie
- Dan Kaminski : Passer les titres en revue : contribution à l'histoire de Criminologie
- René Carbonneau : Les enjeux à venir pour la criminologie clinique : approche développementale et intégration avec les sciences biomédicales
- Martin Dufresne et Dominique Robert : Les effets de vérité du discours de l’ADN pénal au Canada
- Massimiliano Mulone et Benoît Dupont : Saisir la sécurité privée : quand l’État, l’industrie et la police négocient un nouveau cadre de régulation
- Jean-Paul Brodeur : Haute et basse police après le 11 septembre
- Michael Kempa : Conceptualisation et réforme des processus à l’ère de la mondialisation : l’économie politique de la sécurité humaine
- Marie-Andrée Bertrand : Nouveaux courants en criminologie : « études sur la justice » et « zémiologie
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INTRODUCTION
En 1968, la revue Criminologie était lancée. Une revue unique qui a contribué à l’essor et à la visibilité de notre champ de connaissances au Québec et dans le monde francophone plus largement. À l’époque, le champ criminologique était composé des thèmes tels la criminalité, les « criminels », la police, les tribunaux ainsi que les services correctionnels. Les programmes d’études universitaires reflétaient d’ailleurs cette répartition. Or, la transformation des modes de gouvernance (Braithwaite, 2000) et les changements dans la « topographie » du crime et son contrôle survenus depuis n’ont cessé d’interpeller notre discipline. Ainsi, quarante ans après la naissance de Criminologie, comment le champ est-il structuré ? Quels sont les thèmes transversaux qui unissent nos préoccupations et les rendent pertinentes ? Ces questions sont cruciales au moment où certains se demandent si le tournant « pré-crime » qui s’opère maintenant et favorise la pro-action et la prévention n’entraîne pas nécessairement l’extinction d’une discipline structurée autour de la réaction au crime et donc à un monde « post-criminologie » (Zedner, 2007). C’est ainsi que, dans ce numéro, nous avons voulu réfléchir au champ de la criminologie en demandant, à la suite de Braithwaite (2000) et de Zedner (2007) comment il se structure aujourd’hui.
Ce numéro anniversaire est donc composé de contributions qui nous ont semblé fécondes pour réfléchir à la structuration actuelle de notre discipline. Bien d’autres contributions auraient pu figurer ici et le choix est nécessairement partiel et partial. La voix a été donnée à des piliers de l’École de criminologie de l’Université de Montréal, où la revue s’épanouit depuis sa naissance, à certaines de ses récentes et prometteuses recrues, à des chercheurs qui y ont été de passage, à d’autres qui y ont été formés ou qui y étudient encore et à certains de ses amis d’outre-mer dont les influences ne se démentent pas. Au-delà des liens institutionnels, les contributions rassemblées pour ce quarantième anniversaire participent toutes d’une façon ou d’une autre à la réflexion sur la question de ce que constitue la criminologie d’aujourd’hui.
Sur ce point, Dan Kaminski s’est livré à l’étude de la discipline telle qu’elle est réfléchie dans Criminologie. Il a procédé à une analyse minutieuse de l’imposant corpus que nous célébrons ici, c’est-à-dire l’ensemble des articles publiés dans les soixante-sept numéros de la revue depuis ses débuts. Quantitativement et qualitativement, en analysant les titres et la politique éditoriale, en s’imprégnant de l’ensemble des articles, Kaminski met au jour les tendances qui parcourent Criminologie.
L’une des alliances fondatrices de notre discipline est sans doute celle qu’elle a entretenue avec la biologie. Les deux articles qui suivent soulèvent, sous deux angles très différents, la question du renouvellement des rapports entre la biologie – plus spécifiquement, la génétique – et la criminologie. L’article de René Carbonneau fait ainsi état de la façon dont l’approche développementale et les sciences biomédicales, dont l’épigénétique, tracent dorénavant des pistes d’intervention en criminologie clinique. Ainsi, à travers l’identification de facteurs de risque touchant la vie intra-utérine, l’enfance et l’adolescence et les facteurs environnementaux qui modulent l’expression des gènes, l’intervention criminologique pourrait être appelée à se transformer de façon significative. Il est intéressant de noter que, bien que s’éloignant des approches déterministes à la Lombroso qui ont marqué la naissance de la discipline, la recherche dont fait état R. Carbonneau, tout en étant bien adaptée à l’époque actuelle, place l’étiologie sous le primat de la responsabilité individuelle et sociale. Cet article soulève néanmoins des questions essentielles sur l’objet de la discipline qui seront par ailleurs abordées par une doyenne de la recherche criminologique, Marie- Andrée Bertrand, dans l’article qui clôture ce numéro, comme nous le verrons plus loin.
À la manière des études sociales de la science (social studies of science), Martin Dufresne et Dominique Robert s’intéressent, quant à eux, au mariage de la technologie génétique et de la criminologie. Plutôt que de s’inscrire dans la recherche biologique à la manière de la précédente contribution, ils en analysent plutôt les effets. Plus précisément, ils examinent la façon dont, lors de la mise en forme des lois sur la Banque nationale de données génétiques du Canada, la technologie de l’ADN a été investie de potentiels, presque magiques dans certains cas. Cette façon de mettre en forme les empreintes génétiques n’est pas innocente. Elle provoque deux effets sur lesquels se penchent les auteurs, soit la production d’un système pénal à la recherche de la vérité (par opposition à la recherche de la justice) et la réification des infracteurs en criminels monstrueux. Cela modifie de façon fondamentale le rapport à l’infracteur et au crime.
L’ère « pré-crime » qui se dessine dans le contexte actuel va de pair avec l’importance grandissante que prend la sécurité dans le champ de la criminologie. Ainsi, d’une gouvernance par le crime (Simon, 2007), on passerait maintenant à une gouvernance par la sécurité (Zedner, 2007). Il n’est donc pas étonnant que les trois articles suivants se penchent sur cette question. Dans leur contribution, Massimiliano Mulone et Benoît Dupont se livrent à un exercice de conceptualisation de la place de la sécurité privée au Québec. Bien que privée, cette industrie n’en est pas moins assujettie à des contraintes étatiques. Ainsi, penser la sécurité privée, nécessite de la restituer dans un triptyque aux limites fluides comprenant l’État et la police. De plus, alors que l’on a pu croire qu’il s’agit là d’une industrie qui phagocyte la police publique, les auteurs soutiennent au contraire qu’elle cherche à se tailler une place à l’extérieur de celle-ci.
De son côté, Jean-Paul Brodeur actualise une distinction féconde qu’il a proposée plus tôt entre haute et basse police. À la suite des attaques terroristes récentes, des commissions d’enquête ont déploré le manque d’intégration entre les forces spécialisées en renseignement de sécurité et celles qui s’occupent de renseignement criminel. L’auteur montre que tant leurs cultures, leurs méthodes de travail que leurs objectifs respectifs rendent cette intégration improbable. Plus encore, bien que le recours aux services privés dans le champ de la haute police se soit accru, ces services peuvent difficilement prendre plus d’expansion puisque la haute police constitue une force dont la légitimité et l’autorité symbolique se fondent sur le pouvoir étatique. Et loin de s’effacer, l’État s’affirme en toute puissance depuis le 11 septembre 2001 soutient l’auteur, ce qui contribue désormais à définir les questions adressées à la criminologie.
Pour sa part, Michael Kempa plaide pour la nécessité, à l’heure de la mondialisation, de repenser la police à l’intérieur d’une économie politique de la sécurité humaine. En effet, les défis sociaux, politiques, économiques et écologiques auxquels le monde est confronté appellent selon lui une façon de penser la police qui dépasse les approches réformistes et la survalorisation de l’efficacité technique. Ces contributions posent ainsi, chacune à leur manière, la question du renouvellement de l’objet criminologique.
Enfin, ce numéro est clôturé par une contribution de Marie-Andrée Bertrand qui se veut une réflexion critique approfondie sur l’objet même de ce qu’elle désigne comme la multidiscipline qu’est la criminologie. En retraçant les conditions de possibilité qui ont vu naître la criminologie au Canada, elle montre que, malgré quelques soubresauts dans les dernières années, la criminologie peine à penser son objet et ses limites : le crime. La professionnalisation de la discipline ne serait pas étrangère à cette difficulté puisqu’elle répond à un besoin institutionnel. L’auteure discute d’ouvrages récents qui plaident en faveur soit d’une criminologie non plus définie par le crime, mais bien par le concept de torts (harm), soit encore de contributions qui réaniment un projet politique et axiologique en criminologie, par opposition à une criminologie administrative. La criminologie serait ainsi appelée à prendre des couleurs de zémiologie (du grec zemia, tort) ou encore d’« études sur la justice », deux développements fort prometteurs selon l’auteure.
Tel qu’en témoignent les contributions au présent numéro, l’hybridité du champ criminologique rend son renouvellement certes aisé tant les situations problématiques possibles sont nombreuses. Cependant, les auteurs de ce numéro font aussi dégager jusqu’à quel point les contours, les objets et surtout la cohérence disciplinaire de la criminologie sont en négociation perpétuelle. Quels que soient les développements auxquels nous assisterons dans l’approfondissement de ces questions toutefois, la revue Criminologie continuera à être tant le témoin que l’une des forces productrices des développements de notre discipline. Sur ce, bonne réflexion et longue vie à la revue et à tous ceux qui y ont travaillé, y ont contribué et qui l’ont lue dans les quarante dernières années !
Références
Braithwaite, J. (2000). The New Regulatory State and the Transformation of Criminology. British Journal of Criminology, 40 (2), 222-238.
Simon, J. (2007). Governing through Crime. How the War on Crime Transformed American Democracy and Created a Culture of Fear. New York : Oxford University Press.
Zedner, L. (2007). Pre-Crime and Post-Criminology ? Theoretical Criminology, 11 (2), 261-281.
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Peines et pénalité au Canada. Autour des travaux de Pierre Landreville
Volume 40, no 2 (Automne 2007)
Sous la direction de Marion Vacheret et Philippe Mary
- Marion Vacheret : Introduction. Le chercheur dans la cité
- Alvaro P. Pires : Une « utopie juridique » et politique pour le droit criminel moderne ?
- Pierre Landreville : Grandeurs et misères de la politique pénale au Canada : du réformisme au populisme
- Philippe Robert : Les transformations de la pénalité
- Pierre Lalande : Des solutions de rechange à l’incarcération : pour un peu plus de modération, d’équité et d’humanité
- Dan Kaminski : L’éthique du réductionnisme et les solutions de rechange
- Hélène Dumont : Quand droit et criminologie se rencontrent
- Lucie Lemonde : Landreville et les détenu(e)s de par ici
- Sandra Lehalle : Les droits des détenus et leur contrôle : enjeux actuels de la situation canadienne
- Philippe Mary : Libération conditionnelle et gestion des risques. Le cas des condamnés pour faits de moeurs en Belgique
- Jean-Paul Brodeur : De grandes espérances
Ce numéro de Criminologie «Peines et pénalité au Canada. Autour des travaux de Pierre Landreville» réunit un groupe de chercheurs européens et canadiens proches de cet auteur qui a longtemps été directement impliqué tant dans la mise en oeuvre de diverses politiques et mesures pénales que dans les débats les entourant. Plus qu’un hommage, les sociologues de la peine que nous avons rassemblés ici tentent non pas uniquement de retracer son parcours, mais également de dégager les grandes tendances qui ont pu marquer les politiques pénales québécoises et canadiennes et à un moindre degré celles de certains pays d’Europe, au cours des dernières décennies.
Choix d’éditeurs, le domaine étant extrêmement vaste, nous avons sélectionné quelques mesures qui nous ont semblé les plus représentatives des politiques pénales canadiennes comme des orientations du Canada en matière de pénalité. Ainsi, Pierre Landreville et Philippe Robert dressent un portrait général de la situation dans leurs pays respectifs. Pour leur part, Dan Kaminski et Pierre Lalande abordent la question des mesures alternatives à l’emprisonnement, mesures dont Pierre Landreville se fit le grand défenseur. De leur côté, Lucie Lemonde et Sandra Lehalle nous rappellent qu’en matière de droit des personnes incarcérées, le Canada fait depuis longtemps figure de proue, figure pour laquelle se battit Pierre autant par son implication sociale que ses travaux de recherche. Enfin, à l’heure d’une «gestion des risques» depuis longtemps mise en cause par Landreville, Philippe Mary analyse le durcissement des politiques de libération conditionnelle en Belgique.
Éclairée par de courts textes de Jean-Paul Brodeur, Alvaro Pires et Hélène Dumont, la réflexion qui se dégage de l’ensemble amènera très certainement le lecteur à non seulement saisir toute la spécificité canadienne en matière pénale, mais également à prendre conscience que nous sommes aussi – et peut-être surtout – des «chercheurs dans la cité».
HORS THÈME
Véronique Strimelle et Sylvie Frigon : Femmes au-delà des murs : le sens de la quête d’emploi chez les femmes judiciarisées et les intervenants au Québec |
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Conduites addictives et crimes
Volume 40, no 1 (Printemps 2007)
Sous la direction de Serge Brochu
- Mohamed Ben Amar : Les psychotropes criminogènes
- Barbara Wegrzycka : Le prix d’une passion : la carrière du joueur compulsif
- Frank Vitaro, Brigitte Wanner, René Carbonneau
et Richard E. Tremblay : La pratique des jeux de hasard et d’argent, les comportements
délinquants et la consommation problématique de
substances psychotropes : une perspective développementale
- Joël Tremblay, Natacha Brunelle et Nadine Blanchette-Marti : Portrait des activités délinquantes et de l’usage de
substances psychoactives chez des jeunes consultant
un centre de réadaptation pour personnes alcooliques
et toxicomanes
- Chantal Plourde, Serge Brochu, Amélie Couvrette et Annie Gendron : Points de vue de femmes incarcérées dans des établissements fédéraux concernant les impacts du contexte carcéral sur leur
trajectoire de consommation de drogues
- Line Beauchesne : Une légalisation des drogues inscrite
en promotion de la santé : les conditions
L’addiction se définit par l’envie irrépressible de consommer
un produit, de pratiquer une activité, de fréquenter une
personne…
Malheureusement, la satisfaction apportée par cette
conduite est bien éphémère, et progressivement s’installe alors un
besoin de répétition. Cette répétition est fort onéreuse et parfois les
pressions de la dépendance font en sorte que le consommateur se
transforme en criminel.
Les textes qui composent ce numéro visent à mieux comprendre
comment les conduites addictives peuvent mener vers différentes
formes de criminalité. D’entrée de jeu, Ben Amar nous rappelle que
les psychotropes agissent sur le système nerveux central provoquant
des modifications des perceptions, de l’humeur, de la conscience
et des comportements qui peuvent être associées à certaines activités
criminelles. Le regard de Wegrzycka est plutôt attiré vers les
joueurs, leurs carrières et les facteurs psychosociaux qui les conduisent éventuellement à la criminalité. Pour sa part, l’article de Vitaro
et ses collègues met en rapport les trois éléments précédents et en
analyse les liens avec les comportements délinquants. L’étude de
Tremblay, Brunelle et Blanchette-Martin s’intéresse aux liens entre
la consommation de substances psychoactives et les activités délictueuses
chez des jeunes consultant en centre de réadaptation pour
personnes alcooliques et toxicomanes. L’article de Plourde et ses
collègues porte sur un élément peu connu des trajectoires addictives :
les effets de périodes d’incarcération sur l’addiction. Enfin,
parmi les conduites addictives que nous analysons dans ce numéro,
une seule est illégale en soi: la possession de certaines substances
psychoactives. Cette illégalité n’empêche toutefois pas une grande
partie de la population d’en faire usage. Line Beauchesne s’oppose
depuis longtemps au statut illégal de ces drogues. Dans son article,
elle fournit des pistes de réflexion pour la mise en place d’une véritable
politique en matière de drogues qui s’appuie sur les principes
de promotion de la santé.
HORS THÈME
Louis-Georges Cournoyer et Jacques Dionne : Efficacité du programme de probation intensive
du Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire :
la récidive officielle
Marion Vacheret et Martine Milton : Peurs en milieu carcéral : quand sentiments
et expériences diffèrent |
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Le crime de génocide
:
construction
d’un paradigme
pluridisciplinaire
Volume
39, numéro 2 (Automne 2006)
Sous la direction d'Hélène
Dumont
- Stéphane Leman-Langlois : Le « méga-crime »,
légitimité,
légalité et obéissance
- Samuel Tanner : Le
génocide à l’épreuve des massacres
de masse contemporains : vers une rupture paradigmatique?
- Karin Wurtz : La responsabilité du génocidaire
: entre responsabilité individuelle
et responsabilité collective
- C. de Montigny : Enfants au combat, génocide
de l’enfance?
- M. Paradelle et Hélène Dumont : L’emprunt à la
culture, un atout dans le jugement du crime de génocide? Étude à partir
des juridictions traditionnelles gacaca saisies du génocide
des Tutsis du Rwanda
Ce numéro se veut une contribution à la construction du paradigme de «crime de génocide» utile pour la criminologie, la philosophie et le droit. Ce concept pose des difficultés épistémologiques à ces différentes disciplines. Si leurs analyses respectives du phénomène de génocide s’entrecroisent, s’entremêlent et se réconfortent mutuellement, ces savoirs produisent encore peu de connaissances ayant une valeur explicative de la réalité de ce crime collectif et de masse. Ces champs d’études semblent pour l’instant se satisfaire d’une prémisse selon laquelle il y aurait un impératif moral de sanctionner individuellement des présumés responsables de tels massacres et le concept de «crime de génocide» s’impose comme une qualification appropriée de la réalité et une conséquence logique de ce jugement de valeur. Les auteurs examinent le phénomène de génocide à partir de leur formation disciplinaire et ils ont tous choisi l’étude d’une question particulière, qui constituerait un jalon dans l’élaboration d’un paradigme signifiant pour leur propre discipline et un apport à la réflexion théorique et pluridisciplinaire sur le crime de génocide. Les divers articles traitent tour à tour des insuffisances des théories criminologiques et du droit pénal classique pour comprendre le mégacrime de génocide; ils apprécient la part de responsabilité individuelle dans un crime collectif qui, dans certains cas, peut même être commis par des enfants et ils s’intéressent aux juridictions traditionnelles gacaca saisies de poursuites criminelles liées au génocide des Tutsis afin de vérifier si un mode de justice reliée à la culture de la société rwandaise peut contribuer à la réconciliation nationale.
HORS THÈME :
M. Laventure, M. Dery et R. Pauzé : Gravité de
la consommation de psychotropes
Bastien Quirion : Traiter
les délinquants ou contrôler
les conduites |
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Le
cybercrime
Volume 39, numéro 1 (Printemps
2006)
Sous
la direction de Marc Ouimet et Stéphane Leman-Langlois
- Stéphane
Leman-Langlois et Marc Ouimet : Introduction
- Marc Ouimet : Réflexions sur Internet et les tendances de la criminalité
- Benoît
Gagnon : Les opérations
terroristes réseaucentriques
- Gary T. Marx : Mots et mondes de
surveillance : Contrôle et
contre-contrôle à l’ère
informatique
- Stéphane Leman-Langlois : Questions au sujet de la cybercriminalité, le crime comme
moyen de contrôle du cyberespace commercial
- John L. McMullan et David C.
Perrier : La sécurité du
jeu et le jeu de la sécurité : piratage, loi et
politique publique
- Francis Fortin
et Julie Roy : Profils des consommateurs de pornographie
juvénile
arrêtés
au Québec : l’explorateur, le pervers et le polymorphe
A vec la démocratisation d’internet est apparu un nouveau phénomène d’intérêt criminologique appelé cybercrime. La cybercriminalité est un terme générique qui désigne une grande variété de comportements criminels. Que l’on parle de nouvelles formes de crime ou de crimes traditionnels commis par l’entremise des nouvelles technologies de communication, il est difficile d’avoir un portrait d’ensemble du phénomène. Or, bien que peu de données existent pour faciliter notre réflexion, il est certain que les atteintes aux biens, aux personnes ou à l’ordre public, commises au moyen de ces technologies iront en s’accroissant au fil du temps. Il appert qu’Internet sera l’intermédiaire d’un nombre grandissant de crimes simplement parce que c’est par son truchement que les transactions humaines et commerciales se font de plus en plus. Les textes de ce numéro thématique se situent à des niveaux de réflexion et de recherche variés. Certains décrivent l’utilisation de technologies à des fins criminelles; d’autres montrent l’apparition de crimes qui seraient impossibles sans ces technologies; d’autres enfin décrivent l’effet de l’utilisation d’outils nouveaux sur les comportements et sur les individus. Nous pouvons également penser le cyberespace comme un contexte social, politique et individuel auquel les individus appartiennent, bien sûr à différents niveaux d’implication personnelle, mais dont l’augmentation à court terme est incontestable. Dans ce cybercontexte, les notions de sécurité, de liberté, de confiance, d’opportunité, de comportement, etc., prennent toutes des connotations différentes de celles qui ont cours dans la réalité sociale ordinaire.
HORS THÈME :
Marc Tourigny
Ph. D., Nico Trocmé Ph. D., Sonia Hélie Ph. D. et
Marie-Claude Larivée : Facteurs associés à la
décision
de recourir au Tribunal de la jeunesse lors de l’orientation
des mesures de prise en charge |
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La
police en pièces détachées
Volume 38 numéro 2 (automne 2005)
dirigé par
Jean-Paul Brodeur
- Jean-Paul Brodeur : Introduction
- Dominique Monjardet : Gibier de recherche, la police et le
projet de connaître
- Jean-Paul Brodeur et Geneviève
Ouellet : L’enquête criminelle
- Frédéric Lemieux : De la police guidée
par le renseignement à la complexité des appareils
policiers : les limites de l’usage des renseignements dans
la conduite des affaires policières
- Gilles Favarel-Garrigues : Le renouvellement des listes noires
de la lutte contre l’argent sale
- Fabien Jobard : Le nouveau mandat policier
: Faire la police dans les zones dites de « non-droit »
- Benoît
Dupont : Les morphologies de la sécurité après
le 11 septembre : hiérarchies, marché et réseaux
- Ian Loader : Police inc., une entreprise à responsabilité non
limitée ? : Sécurité, gouvernance civile
et bien public
Depuis les événements du 11 septembre 2001, on se demande si les réformes en matière de police ont amélioré la capacité des appareils policiers d’affronter les nouvelles menaces qui pèsent sur notre sécurité. Pour aborder cette question de façon innovatrice, les auteurs ici réunis dirigent leur regard sur les aspects de l’action policière qui sont moins visibles que le travail des patrouilleurs en tenue. Le renseignement et le savoir-expert sont deux champs d’intervention qui font l’objet de leur examen. Les critiques dirigées contre les services de renseignement ont fait état de sérieuses lacunes sur le plan de la cueillette et de l’analyse de l’information. L’évaluation des retombées opérationnelles du renseignement est encore très incomplète. Le bilan du résultat des analyses fondées sur l’examen du renseignement ne fait pas l’objet d’une divulgation publique. On peut dès lors se demander si les corps policiers reconnaissent véritablement l’apport du renseignement et du savoir-expert pour leurs opérations. On s’interroge beaucoup depuis septembre 2001 sur la volonté des différents acteurs policiers de partager entre eux les connaissances qu’ils accumulent. Cette interrogation met en cause la coordination des appareils chargés de la protection de la sécurité de l’État et de celle des citoyens et leur volonté d’opérer de manière concertée. On constate à l’heure présente que plusieurs des intervenants importants au sein du dispositif policier considèrent leur champ propre d’opération comme une chasse gardée où ils s’efforcent d’exercer une douteuse souveraineté. Les auteurs de cet ouvrage proposent un examen rigoureux des récentes évolutions de l’action policière et se demandent si les développements les plus récents n’ont pas eu pour résultat de fragmenter l’action policière et de produire une police en pièces détachées qui ne parvient qu’avec difficulté à recoller ses morceaux.
HORS THÈME :
Annie
Bélanger et Nadine Lanctôt : La régulation
familiale et les comportements violents à l’adolescence
: existe-t-il des différences sexuelles ?
Dominique Bodin, Luc Robène, Stéphane
Héas et Martin
Gendron : Une approche de la criminalité féminine à travers
l’exemple du hooliganisme |
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Filles
et déviance : perspectives développementales
Volume 38, numéro 1 (printemps 2005)
Sous la direction de Nadine Lanctôt
- Nadine Lanctôt : Introduction
- Pierrette
Verlaan, Michèle Déry, Jean Toupin et Robert Pauzé : L’agression
indirecte : un indicateur d’inadaptation psychosociale chez
les filles ?
- Dale M. Stack, Lisa
A. Serbin, Naomi Grunzeweig, Caroline E. Temcheff, Natacha M.
De Genna, Dahlia Ben-Dat Fisher, Sheilagh Hodgins, Alex E. Schwartzman
et Jane Ledingham : De l’agressivité à la
maternité : Étude
longitudinale sur 30 ans auprès de filles agressives devenues
mères : trajectoires de leur agressivité durant l’enfance,
indicateurs de leurs caractéristiques parentales et développement
de leurs enfants
- Carolyn A. Smith
et Timothy O. Ireland : Les conséquences développementales
de la maltraitance des filles
- Stephen
A. Cernkovich, Catherine E. Kaukinen et Peggy C. Giordano : Les
types de délinquantes : une étude longitudinale des
causes et des conséquences
- Nadine Lanctôt : Que deviennent les adolescentes
judiciarisées
près de dix ans après leur sortie du Centre jeunesse ?
C’est un fait bien connu que très peu de filles s’orientent vers une carrière criminelle d’envergure. Par conséquent, la criminologie a longtemps cru que la déviance des filles était plutôt anodine et qu’à plus long terme elle n’entravait pas véritablement leur développement personnel et social. Cette croyance est remise en question dans ce numéro thématique. Le lecteur apprendra d’abord qu’au-delà d’une délin- quance avérée et d’une forte propension à la violence physique, des formes plus discrètes de déviance risquent de compromettre le développement des filles. Tel est le cas de la surconsommation de drogues et de la violence indirecte dirigée contre les pairs. Les mauvais traitements subis dans la famille ont également une influence notable sur le cycle de la violence des filles: les femmes ayant été maltraitées à l’enfance étant plus enclines à manifester de la violence dans leurs relations amoureuses. Ce numéro thématique illustre enfin que, bien que les filles déviantes se caractéri- sent peu par leur engagement dans des activités criminelles à l’âge adulte, elles sont nombreuses à emprunter une trajectoire ponctuée de troubles personnels et sociaux. À long terme, cette trajectoire compromet leur avenir scolaire et professionnel, leur bien-être personnel et, possiblement, leurs compétences parentales et le développement de leurs enfants. C’est donc dire que des difficultés moins appa- rentes, mais non moins nocives, caractérisent les filles déviantes à travers le cours de leur vie.
HORS THÈME :
Denis Lafortune,
Martine Barrette et Natacha Brunelle : L’incarcération
du père : expérience et besoins des familles
Normand
Aubertin et Gilles Côté : Psychopathie
et lien avec la victime chez les agresseurs sexuels de femmes adultes |
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Délinquance et réussite
Volume 37, numéro 2 (automne 2004)
Sous la direction de Pierre Tremblay et Carlo Morselli
- Trafics de drogues et criminalité organisée Michel Kokoreff
- À qui profite le crime? Les facteurs individuels de la réussite criminelle Clément Robitaille
- Peut-on se fier aux délinquants pour estimer leurs gains criminels? Mathieu Charest
- Délinquance, performance et capital social Carlo Morselli et Pierre Tremblay
- L’argent change tout: les revenus personnels des adolescents et leur penchant à la délinquance Bill McCarthy et John Hagan
- Les fraudes fiscales collectives durables: étude d’un réseau de facturation de complaisance Julie Paquin
Certains délinquants, qu’ils soient juvéniles ou adultes, sont plus performants que d’autres dans leurs activités illégales. Dans ce numéro, les réussites délinquantes sont évaluées au regard de l’aptitude des délinquants interrogés à gagner de l’argent de manière durable par la ruse, le vol ou l’offre de biens et services prohibés ou rationnés. On trouvera dans ce numéro plusieurs études qui permettent d’apprécier les visages de la réussite délinquante. On apprendra notamment que les réussites délinquantes ne sont guère plus rares que les réussites conventionnelles et qu’elles peuvent être une source d’inspira- tion et d’émulation; que plus les délinquants « travaillent » et soignent leurs délits, plus ils en tirent des bénéfices tangibles, de sorte que leurs réussites individuelles sont effectivement «méri- tées»; que c’est la qualité et non pas seulement l’étendue de leurs réseaux de co-délinquance qui contribue de manière directe à leurs réussites individuelles ; que ce sont les jeunes qui ont le moins de revenus personnels qui sont les plus motivés à être performants dans leurs activités illégales et qu’ils le sont effecti- vement; que les délinquants adultes les plus enclins à la récidive sont dans certains cas les plus doués d’entre eux ; et, enfin, que ceux qui s’abstiennent de recourir à la violence réussissent moins bien que ceux qui en font un usage stratégique.
HORS THÈME :
La criminologie québécoise à l’heure du rapport Bernier: vers une professionnalisation? -Denis Lafortune et Richard Lusignan
Ordre, pouvoir et domination en détention -Gilles Chantraine |
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Criminologie : discipline et institutionnalisation
Volume 37, numéro 1 (printemps 2004)
Sous la direction de Jean Poupart
- L’impossible constitution d’une discipline criminologique en France -Laurent Mucchielli
- Le développement de la criminologie clinique à l'École de Louvain -Françoise Digneffe et Christophe Adam
- L’institutionnalisation de la criminologie au Québec : une lecture sociohistorique -Jean Poupart
Comment la criminologie a-t-elle ou non réussi à s’implanter dans différents contextes? Quels ont été et quels sont les débats et les enjeux suscités par une telle implantation, à l’intérieur comme à l’extérieur de cette « discipline » qu’on appelle « criminologie » ? Quels ont été et quels sont ses rapports aux autres disciplines, aux institutions de contrôle social et de prise en charge de la déviance et de la marginalité ? La criminologie s’est-elle imposée comme une discipline autonome ? Peut-on parler d’elle comme d’une « véritable discipline » ? Voilà des exemples de questions auxquelles les participants à ce numéro tentent de répondre. Ce numéro thématique sur la criminologie comme «discipline » présente trois cas de figure de la manière dont s’est développée, avec un succès inégal, l’autonomisation institutionnelle de cette discipline en contexte francophone, soit ceux de la France, de la Belgique et du Québec.Nous pouvons y voir différents modèles alternatifs d’insertion administrative et organisationnelle de cette discipline. En France, bien que les travaux et les contributions « criminologiques» datent de longtemps et continuent de proliférer, la criminologie ne s’est pas vraiment imposée dans les universités sous la forme d’un département ou d’une école équivalente à celle de la sociologie, de la psychologie ou du droit. En Belgique, la criminologie s’est implantée institutionnellement comme unité académique à l’intérieur des facultés de droit. Ceci ne l’a pas empêchée d’acquérir une autonomie institutionnelle et de recourir aux apports et aux spécialistes des autres disciplines. Pour ce qui est du Québec, la criminologie a d’abord émergé dans les années 1940 et 1950 comme une spécialité au sein des disciplines institutionnalisées existantes, telles que la psychologie, la psychiatrie, la sociologie et le travail social. Elle s’est cependant graduellement autonomisée sur le plan organisationnel et universitaire avec le développement de l’École de criminologie à partir des années 1960.
HORS THÈME :
La technicisation du travail policier : ambivalences et contradictions internes -Benoît Dupont
Les prêteurs sur gage dans le marché des biens volés à Montréal et leur impactsur la criminalité contre les biens -Véronique Linteau
La victimisation : un aspect marquant de l’expérience des jeunes filles dans les gangs -Michèle Fournier, Marie-Marthe Cousineau |
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Le construit de l'ethnicité en criminologie
Volume 36, numéro 2 (automne 2003)
Sous la direction de Mylène Jaccoud
- Le monde judiciaire selon Garfinkel -Fabienne Brion
- Délinquance et immigration en France : un regard sociologique -Laurent Mucchielli
- Gangs juvéniles et construits ethniques dans le contexte américain -Laurence Tichit
- Les frontières « ethniques » au sein de la police -Mylène Jaccoud
S’interroger sur « le construit de l’ethnicité en criminologie » ne réduit pas l’ethnicité à une pure et simple illusion ; il s’agit plutôt d’une posture critique invitant à intégrer dans l’analyse la diversité des interfaces et des rapports qui structurent les comportements et les identités des acteurs et des institutions. Diverses facettes de la manière dont les liens entre ethnicité et crime sont pensés, débattus et analysés sont présentées dans le présent numéro de Criminologie. F. Brion analyse une note de recherche du chef de file de l’ethnométhodologie, H. Garfinkel, dans laquelle on retrouve les prémisses des travaux s’interrogeant sur les constructions à l’oeuvre dans les pratiques de judiciarisation des affaires pénales mettant en scène des auteurs et des victimes « racialisés ». L.Mucchielli propose d’analyser et de déconstruire les liens établis entre la délinquance et l’immigration en France. L’ethnicisation des gangs juvéniles aux États-Unis est appréhendée par L. Tichit sous l’angle d’une revue de la littérature criminologique américaine et canadienne. Enfin, les effets des programmes d’accès à l’égalité mis en place par les services de police sur le maintien ou la dissolution des clivages « ethniques » sont analysés par M. Jaccoud.
HORS THÈME :
Pour comprendre la pratique du « squeegee » à Montréal -Véronique Denis
Show sportif et buffet froid. Interactions sportives et sociales entre détenus et joueurs extérieurs -Laurent Gras |
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Police et prévention : évaluation et analyse d'impact
Volume 36, Numéro 1 (printemps 2003)
Sous la direction de Pierre Tremblay
- À la recherche d’une évaluation « pauvre »
- Effets préventifs et dissuasifs : analyse d’impact d’une opération policière de prévention des cambriolages
- Évaluation des impacts d’une « gestion de crise »
- La vidéosurveillance, une réponse efficace à la criminalité ?
- Évaluer ce que fait la police : l’exemple australien
- Comment évaluer l’impact du travail des policiers de proximité ?
- Politiques locales de sécurité françaises, vues d’Amérique…
Les expérimentalistes multiplient à l’heure actuelle leurs travaux, tant en économie, en sociologie qu’en criminologie. Tout le champ des recherches évaluatives consacrées aux interventions de police, qu’elles soient préventives ou répressives, s’en trouve ainsi renouvelé. On l’a écrit, les évaluations scientifiques portant sur les programmes de prévention du crime étaient, voilà dix ans, fort peu nombreuses dans le monde francophone. La publication de ce numéro thématique montre bien que ce n’est plus le cas aujourd’hui, fort heureusement! Dans le cadre d’un Séminaire international de criminologie francophone traitant des politiques publiques de sécurité, tenu à Montréal en avril 2002, une vingtaine de chercheurs ont été invités à faire état des recherches évaluatives en matière d’intervention de police et de prévention de la criminalité. Est-il possible d’évaluer, au jour le jour, les effets d’une mobilisation inhabituelle de la sécurité publique dans un contexte de crise ? Comment mesurer l’importance relative, individuelle et combinée, des facteurs parfois en jeu : campagne de sensibilisation, renforcement des dispositifs de prévention situationnelle et accroissement concomitant des arrestations ? Peut-on préciser quelles sont les conditions nécessaires et suffisantes pour la mise en place d’une stratégie ciblée—ici, la vidéosurveillance—des plus efficaces ? Les auteurs dont les articles sont réunis dans ce numéro ne se contentent pas de formuler ces questions dans l’abstrait. Ils y répondent en renvoyant à l’expérience, faits à l’appui et le plus souvent de manière fort ingénieuse, l’ingéniosité et la créativité étant la marque de commerce des recherches évaluatives les plus probantes. Celles-ci se distinguent également par d’autres caractéristiques : souci persistant de cerner avec finesse et précision aussi bien les effets recherchés que les conséquences imprévues, volonté de faire état de la variété et de la qualité des moyens investis à cette fin, effort de mettre au jour le savoir-faire des praticiens de la sécurité publique.
HORS THÈME :
Fratricide et sororicide : synthèse de la littérature
Le taux de placement des jeunes en institution : l’écart entre la Belgique et le Québec |
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Femmes et enfermement au Canada : une décennie de réformes
Volume 35, Numéro 2 (automne 2002)
Sous la direction de Silvie Frigon
- La création de choix pour les femmes incarcérées : sur les traces du groupe d’étude sur les femmespurgeant une peine fédérale et de ses conséquences
- Réflexions sur la réalité actuelle des détenues dans le système correctionnel fédéral
- La contrainte des choix : un regard rétrospectif
- L’enfermement des femmes autochtones : une reconstruction d’objet
- La situation des mères incarcérées et de leurs enfants au Québec
- La résistance à la pénalité : un impératif féministe
- Progrès, recul et stagnation. Tableau contrasté desconditions de vie des femmes incarcérées au Canada
- Recension des dix dernières années relativement aux femmes condamnées à des peines fédérales : de mal en pis
La publication du rapport du groupe d’étude La création de choix (1990) marque un point tournant en matière de traitement pénal pour les femmes purgeant une peine fédérale au Canada. Dans ce numéro, nous tentons d’offrir un éclairage sur les reconfigurations des pratiques de gouvernance pénale depuis plus d’une décennie et qui annoncent le xxie siècle. Les questions qui nous préoccupent sont multiples et fort complexes : quelles ont été les conditions d’émergence de La création de choix ? Quelles sont les transformations découlant de ce groupe d’étude ? Y a-t- il des décalages entre la vision et l’implantation des réformes ? Quels sont les gains et les défis ? Qui sont les femmes purgeant une peine fédérale ? Quels sont les nouveaux programmes offerts ? Quelle est la situation des femmes autochtones dans cette logique ? Quelle est la place faite aux mères incarcérées et à leurs enfants ? Quelles sont les zones d’ombre ? Pourquoi certaines femmes sont-elles mises à l’écart de ces réformes ? Quelle est la place des mesures communautaires ? Comment la mise en place de telles réformes vient-elle renouveler la raison d’être du carcéral et le redéploiement de son arsenal ? Comment penser au delà des logiques institutionnelles et carcérales ?
HORS THÈME :
Le taxage : une forme inédite de vol ? |
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L'âge et la question criminelle
Volume 35, Numéro 1 (printemps 2002)
Sous la direction de Maurice Cusson
- L’impact de la démographie sur les tendances de la criminalité au Québec de 1962 à 1999
- La « vida loca » : délinquance et destinée
- Continuité de la délinquance entre l’adolescence et l’âge adulte
- Le début de l’adolescence : une période propice à l’éclosion des différentes configurations de la conduite déviante et délinquante des adolescentes
- Le délinquant économique est-il d’un âge canonique ?
Pour bien poser certains des problèmes fondamentaux de la criminologie, il est essentiel de prendre en considération l’âge des délinquants. Les jeunes contrevenants ne sont pas traités comme des adultes. Une population comportant une part importante d’adolescents et de jeunes adultes a une criminalité plus importante qu’une population vieillissante. L’âge est in trinsèquement lié à la notion de carrière criminelle. Les articles contenus dans ce numéro répondent à quelques vues des grandes interrogations que se posent les criminologues à propos du rôle de l’âge sur le phénomène criminel. Quelle est l’influence des changements de la pyramide des âges sur l’évolution de la criminalité ? Quelles sont les caractéristiques des jeunes délinquants qui, devenus adultes, continuent de commettre des délits ? Comment les délinquants dits « économiques » se distinguent-ils, en termes d’âge, des autres délinquants ? Comment évolue la délinquance des filles entre l’enfance et le début de l’âge adulte ? Quels sont les facteurs qui prédisposent les délinquants à une mort précoce ?
HORS THÈME :
Comment mesurer la délinquance des toxicomanes adultes ? Une comparaison empirique de la validité des registres de police etdes sondages de délinquance autoreportée
Déjudiciarisation ou non-judiciarisation : variation des tendances entre auteurs présumés – accusés |
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Comportements suicidaires et délinquance
Volume 34, Numéro 2 (automne 2001)
Sous la direction de Marc Daigle
- Droit français et prévention du suicide en prison
- Femmes et emprisonnement :le marquage du corps et l’automutilation
- Suicide et tentatives de suicide en prison : vulnérabilité, ostracisme et soutien social
- Suicide et délinquance juvénile : phénomènes distincts ou manifestations d’une même problématique ?
- Suicides et troubles mentaux chez des hommes incarcérés : faut-il en appeler à une prise en charge communautaire ?
Ce numéro traite de deux réalités qui se recoupent souvent, mais qui ne se laissent pas facilement cerner : comportements suicidaires et délinquance. Le concept de comportements suicidaires lui-même réfère à un ensemble d’événements qu’on appellera suicides, tentatives de suicide, automutilations, mais aussi, à la limite, idéations suicidaires. Pour ce qui est du concept de délinquance, qui nous intéresse ici en fonction spécifiquement des comportements suicidaires, il a été délibérément retenu pour rendre compte d’une réalité qui est de plus en plus évidente. La prévalence des comportements suicidaires est certes élevée chez les détenus ou chez les jeunes en garde fermée, mais elle est probablement aussi élevée chez les délinquants qui vivent en milieu libre. Or, comment désigner autrement ces personnes qui ont des caractéristiques bien particulières et qui, souvent, transitent plusieurs fois entre milieu libre et fermé ? Ce numéro aborde donc la question sous différents angles et ne se limite pas à la question carcérale. Il ne néglige pas non plus les aspects qui sont plus spécifiques à la situation des jeunes ou des femmes.
HORS THÈME :
Mesure des symptômes dissociatifs chez des individus « borderline » coupables de l’homicide de leur conjointe |
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La notion de risque dans la gestion pénale
Volume 34, Numéro 1 (printemps 2001)
Sous la direction de Pierre Landreville et Germain Trottier
- La prédiction de la récidive chez les agresseurs sexuels
- Les instruments d’évaluation du risque de comportements violents
- Le risque et les services correctionnels au Canada
- Transformations récentes de la législation fédérale sur la mise en liberté sous condition
- Dangerosité, risque et technologies du pouvoir
Notre rapport au risque et la notion de risque ont profondément changé au cours du siècle dernier. Longtemps associés à la catastrophe, à la fatalité et souvent attribués au destin, les risques ne sont plus totalement imprévisibles. Les développements scientifiques ont transformé notre vision du monde et nous essayons de plus en plus de comprendre les phénomènes et de les maîtriser, d’où la tendance à vouloir anticiper les risques. L’amélioration de la durée et de la qualité de la vie ont aussi transformé la conception que nous avons de la vie qui devient de plus en plus précieuse et de plus en plus perçue comme un « droit ». Cette nouvelle sensibilité crée cependant de nouvelles attentes. Les dangers contre la vie deviennent intolérables, ils semblent être de plus en plus nombreux, de plus en plus menaçants et la demande de protection sociale se fait plus pressante. Ces attentes se retrouvent aussi dans le domaine pénal où l’on exige que l’État nous protège des délinquants dits dangereux, des « prédateurs sexuels », des délinquants violents. Ici aussi, les avis des experts sont requis pour évaluer, prévenir les risques, pour déterminer et gérer les situations à risques et les « groupes à risques ».
HORS THÈME :
L’évaluation des signalements à la Direction de la protection de la jeunesse
Trajets urbains et risques de victimisation |
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