Livres publiés en 2011 Livres publiés par les chercheurs du CICC en 2008
Le Canada a fait un choix original en confiant à son administration fédérale la gestion de l'exécution des peines supérieures ou égales à deux années de prison. Ce fut l'occasion pour le Service correctionnel du Canada (SCC) de véritablement réfléchir à ce que sont les fondements de l'exercice de cette mission d'exécution des peines. Plusieurs rapports approfondis ont régulièrement soutenu et alimenté cette réflexion, et la recherche universitaire qui s'est développée depuis de nombreuses années dans ce domaine a également beaucoup apporté. Les pratiques professionnelles du SCC ont ainsi acquis une véritable renommée internationale. Cette dernière s'est d'autant plus affirmée qu'elle a su se développer dans le voisinage immédiat d'une démocratie américaine qui veut diffuser au reste du monde les grands principes du respect des Droits de l'homme, mais qui enferme derrière les murs de ses prisons une proportion rarement égalée de ses propres citoyens. Cette publication ne vise pas à couvrir de manière exhaustive tous les champs et enjeux de l'exécution des peines au Canada. Les 14 points retenus touchent quelques éléments caractéristiques du Service correctionnel du Canada, soit dans son histoire, soit dans ses orientations essentielles et permettent de pointer du doigt quelques évolutions qui seront probablement marquantes dans l'avenir.
S’il semble normal que des adolescents, à l’occasion, volent ou endommagent volontairement des biens, seulement quelques-uns s’enfoncent dans une trajectoire délinquante qui risque de les hypothéquer pour le reste de leur vie. Cet ouvrage constitue un survol des principales théories proposées depuis les débuts de la criminologie pour expliquer l’initiation et le développement de la délinquance des jeunes. On y retrouve une présentation détaillée des théories de l’anomie, de la tension, du lien social, de l’association différentielle, de la déviance culturelle, de la désorganisation sociale et de nombreuses autres qui sont issues de travaux en biologie, psychologie et sociologie. Les théories sont présentées et discutées dans le contexte des domaines de vie que constituent la famille, l’école, le groupe de pairs et le quartier de résidence.
Il est de plus en plus question, de nos jours, de « commissions de vérité », institutions qui ont pour mission de faire le point sur des périodes historiques caractérisées par la guerre civile, la répression autoritaire, la torture, le mépris des droits humains. Dans plusieurs pays du monde, incriminer de tels conduites généralisées et accuser formellement des centaines, voire des milliers de personnes fut jugé impossible pour plusieurs raisons. La tenue d’une commission de vérité s’est avérée, dans plusieurs de ces cas, une solution modérée et satisfaisante pour la plupart des parties, puisqu’elle évite de reproduire les conflits passés, favorisant plutôt la réconciliation nationale. Cependant, le modèle n’ayant pas de structure éprouvée, ni même de balises minimales de fonctionnement, il est facilement adaptable aux besoins immédiats, opportunistes des gouvernants et de leurs principaux clients.
This book is concerned with the concept of "technocrime." The term encompasses crimes committed on or with computers — the standard definition of cybercrime — but it goes well beyond this to convey the idea that technology enables an entirely new way of committing, combating and thinking about criminality, criminals, police, courts, victims and citizens. Technology offers, for example, not only new ways of combating crime, but also new ways to look for, unveil, and label crimes, and new ways to know, watch, prosecute and punish criminals. Technocrime differs from books concerned more narrowly with cybercrime in taking a broader approach and understanding of the scope of technology's impact on crime and crime control. It uncovers mechanisms by which behaviours become crimes or cease to be called crimes. It identifies a number of corporate, government and individual actors who are instrumental in this construction. And it looks at the beneficiaries of increased surveillance, control and protection as well as the targets of it. Chapters in the book cover specific technologies (e.g. the use of CCTV in various settings; computers, hackers and security experts; photo radar) but have a wider objective to provide a comparative perspective and some broader theoretical foundations for thinking about crime and technology than have existed hitherto. This is a pioneering book which advances our understanding of the relationship between crime and technology, drawing upon the disciplines of criminology, political science, sociology, psychology, anthropology, surveillance studies and cultural studies. Published in English by Willan Publishing. ****************************** Le TECHNOCRIME est l'ensemble des conduites humaines qui sont 1) incriminées et 2) modifiées par l'apport d'une technologie. La société de l'information repose sur une structure technologique de plus en plus poussée, qui touche la plupart des activités des individus. Elle transforme des pratiques qui la précédaient, et en constitue d'autres qui sont sans précédent, dont des crimes. Le TECHNOCRIME a un penchant, ou plusieurs penchants : la multitude de pratiques qui visent à le contrôler. Les technologies privées, publiques, policières, administratives, communautaires et individuelles qui servent à surveiller, à interdire, à convaincre, ou à dénoncer des activités jugées indésirables par des individus (seuls ou en tant que membres d'organisations variées). Les raisons motivant ce contrôle sont également variables, de la sécurité à la moralité, en passant par les intérêts commerciaux. TECHNOCRIME est un ouvrage qui regroupe des travaux sur l'impact des outils technologiques sur notre perception de la réalité, sur la transformation des pratiques sécuritaires, sur le rôle social donné aux nouvelles technologies dans le discours politique et sur l'utilisation de technologies pour attaquer des individus, des groupes, des États et des entreprises. |