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Livres publiés par les chercheurs du CICC en 2011

Plourde, C., Brunelle, N. et Landry, M. (2011). Alcohol and drug use in Nunavik: Converging views on the future. Inuit's viewpoints and the researchers' perspective. Québec, QC : Presses de l'Université Laval, 150 p.

This book focuses mainly on the views of Quebec's Inuit regarding a situation that affects and concerns them, that they have something to say about and for which they have solutions to propose. Following a request from Inuit commu­nities in Nunavik, a study financed by the Canadian Institutes of Health Research (CIHR) and the Nunavik Regional Board of Health and Social Services (NRBHSS) was conducted between 2003 and 2006 on psychoactive substance use among Inuit youths and their families in four Inuit communities in Quebec, Canada. The study used a mixed methodology, combining qualitative and quantitative approaches. Despite its major limitation of being written in Inuit's second language, the book provides global, public access to all the accounts collected in the qualitative interviews conducted during this study. Although it does not observe Inuit oral tradition, we believe that this book presents an extremely interesting look at a set of culturally adapted solutions proposed by Inuit themselves to deal with the problems they face regarding substance use. It is from this positive, solution?driven perspective that we want this book to be viewed. We hope to honour Inuit's pragmatic, vibrant spirit. We were deeply touched by the voices of Inuit who spoke about alcohol and drug abuse and its many impacts on their lives. We hope readers will sense the hope reflected in this book through the solutions proposed by Inuit themselves.

From another perspective, as academic researchers, we would like to share our experience in this collaborative process, without any pretension, with future researchers and students who will work with Inuit communities, so they might draw inspiration from it. We would have avoided certain mistakes and blunders had we had access to such valuable knowledge.

I see that you have put much work into the book and have written it in a way that can be understood by most any reader, that is to say people other than academics and professionals would have little difficulty with the material. I think it is a very good research and provides a reference for the Nunavimmuit and is a good response to their concerns that initiated the research (Mr Mesher, Kuujjuaq).

 

Cusson, M. (2011). L'art de la sécurité. Ce que l'histoire de la criminologie nous enseigne. Presses polytechniques et universitaires romandes (collection Focus Sciences), Lausanne, Suisse. 248 pages.

(NB. : Ce livre est une édition européenne de : Cusson, M. (2010). L'art de la sécurité. Les enseignements de l'histoire et de la criminologie, publié en 2010 aux Éditions Hurtubise inc. , Montréal, Canada)

Ce livre traite des racines et des enseignements de l'histoire de la criminologie et propose un panorama des diverses stratégies de protection développées au fil des siècles pour assurer la sécurité des biens et des personnes.

Proposant une mise en perspective unique et originale de la criminologie contemporaine à l'aune de son histoire, l'auteur montre ici comment la police moderne des XVIIe et XVIIIe siècles parvient en Europe à faire reculer les taux d'homicide. Il présente également les effets sur la criminalité des réformes policières déployées dans certaines grandes capitales, lors des siècles passés. Enfin, il décrit la manière dont nos ancêtres se protégeaient contre les bandes de brigands et celle dont la police d'aujourd'hui parvient à désorganiser les organisations criminelles.


Alain, M. & Pruvost, G. (Dir., 2011). La socialisation professionnelle des policiers. Déviance et Société, Vol. 35, 2011/3. (192 pages).

L'ensemble de ce numéro de Déviance et Société interroge la question des valeurs préférentielles des policiers (police communautaire vs police répressive) et le moment de la bascule : quand cette alternative, matricielle dans la conception du métier, est-elle incorporée et quelles sont les conditions professionnelles et extra-professionnelles qui vont faire pencher les policiers d'un côté de la balance ou de l'autre ? Étudier la socialisation professionnelle, c'est par conséquent tenir à la fois le socle dur des croyances partagées et le socle plus mouvant des changements de position. Chacun des articles présentés ici se concentre sur une étape précise de l'intégration au métier, proposant ainsi un éventail d'études complémentaires sur la socialisation des policiers de la rue en France, au Québec, en Suisse et en Angleterre. Un tel panorama est inédit en sociologie de la police.



Goyette, Martin, Pontbriand, Annie et Bellot, Céline (2011). Les transitions à la vie adulte des jeunes en difficulté : Concepts, figures et pratiques. St-Foy, PUQ, 344 p.

La précarisation et la flexibilisation du monde du travail, tout comme l'individualisation et la démocratisation de la vie familiale, a transformé le passage à la vie adulte vécu des jeunes, qui doivent plus que jamais faire preuve d'autonomie et de motivation. L'action publique même, par ses nouvelles exigences de responsabilisation, d'implication, de mise en projet, de participation et de reconquête de soi, colore les interventions auprès des jeunes en difficulté au point que l'aide est devenue conditionnelle. Les jeunes doivent être performants, tout comme les actions publiques à leur endroit.

En regard de ce contexte, cet ouvrage veut à la fois tracer les contours des expériences que vivent les jeunes en difficulté dans leur passage à la vie adulte, mais aussi cerner les modalités de régulation de ce passage. Les auteurs cherchent à dépasser le regard uniforme et fataliste porté sur les difficultés des jeunes pour tenir compte de leur qualité d'acteur dans leur processus de transition et de la diversité des situations d'insertion vécues de manière dynamique. Bref, aller au-delà de certains travaux qui abordent les jeunes en tant que victimes incapables et qui s'attardent surtout à leurs difficultés personnelles dans une perspective psychologisante.

Après une mise au point sur les différents cadres d'analyse et concepts ainsi que sur les modalités d'intervention, le livre décrit des parcours réels de jeunes afin de dégager des figures illustrant la quête d'autonomie vécue par les jeunes. Pour compléter la réflexion, il traite de différentes interventions mises en œuvre pour soutenir les jeunes.

 


Edna Erez, Michael Kilchling & Jo-Anne Wemmers (Eds., 2011). Therapeutic Jurisprudence and Victim Participation in Justice. International Perspectives. Durham : Carolina Academic Press. (314 p.)

The book employs Therapeutic jurisprudence (TJ) principles to examine how various countries approach victim participation in criminal justice proceedings. The contributions in the book are revised papers that were presented in an international conference, supported by a grant from the Transcoop Programme of the Alexander Von Humboldt Foundation, in Onati, Spain, to study the potential impact of TJ approaches for victims. The Onati conference broke important ground by addressing victim welfare and well-being during, and as a result of, participation in proceedings. It brought scholars from several countries together to share their ideas, with interdisciplinary and international input. The collection that resulted from the conference allows for the sharing of these ideas with a wider audience, in the fields of law, legal studies, sociology, psychology and criminology/victimology. The contributors are well recognized researchers in their respective countries and the collection as a whole provides yet another critical and empirical research contributions from a TJ perspective.


Stéphane Leman-Langlois (Dir., 2011). Sphères de surveillance. Les Presses de l'Université de Montréal (222 pages).

Avec les textes de : Didier Bigo, Benoît Dupont, Thibault Genessay, Fabien Jobard, Gabriel Larivière-Bélanger, Patrick Laurin, Stéphane Leman-Langlois, Dominique Linhardt, Pierre Margot, Antoine Mégie, Pierre Piazza, Anne-Marie Pratte, Olivier Ribaux.

Dans un monde où les gestes anodins comme les détails les plus intimes laissent des traces dans les banques de données, sur Internet ou dans l'oeil des caméras, faut-il redouter ou réclamer plus de surveillance ? Les nouvelles technologies sont-elles les solutions aux problèmes de la modernité tardive, ou de nouvelles formes de contrôle des populations ?

La réalité est bien sûr plus complexe que ces oppositions binaires le laissent entendre. De l'univers du magasinage à celui des policiers qui traquent les criminels de carrière, en passant par la surveillance des usagers des transports en commun et des internautes, voilà autant de « sphères » où surveillants et surveillés, dispositifs et processus interagissent pour produire une gamme pratiquement infinie d'agencements.

 

Léveillée, S., & Lefebvre, J. (sous la direction de, 2011). Le passage à l'acte dans la famille : perspectives psychologique et sociale. Presses de l'Université du Québec.

Les homicides familiaux inquiètent, pour ne pas dire choquent, la population. Comment comprendre que des personnes détruisent leurs êtres chers, alors que la famille est normalement le premier lieu de sécurité pour tout individu ? Pour les intervenants des milieux de la justice et de la santé mentale, il s'agit d'un défi de taille.

Des cliniciens et chercheurs du Québec et de la France nous livrent leurs réflexions théoriques et leurs résultats de recherche portant sur les homicides commis au sein de la famille. Chaque section de l'ouvrage démystifie un type d'homicide : l'homicide conjugal commis par un homme, l'homicide conjugal commis par une femme et le parricide. Les auteurs fournissent des éléments de réponses sur le profil psychologique de l'agresseur, identifient les indices précurseurs ainsi que les variables situationnelles, criminologiques et psychologiques, et abordent le traitement spécialisé qu'impliquent les enjeux traumatiques vécus par le tueur ou les survivants.

Mieux comprendre les enjeux psychologiques, criminologiques et sociaux entourant l'homicide dans la famille améliorera sans aucun doute sa prévention. C'est pourquoi la lecture de ce livre s'avère essentielle et que la recherche dans ce domaine se doit de demeurer active.

 

Pierre Tremblay (2011). BEAUVOIR JEAN. Le récit du vétéran. Montréal, Éditions Liber (232 pages).

Beauvoir Jean est un nom connu des gangs de rue de Montréal. Il en est aujourd'hui un vétéran. Dans le langage du milieu, on appelle ainsi celui qui, après un parcours ponctué de délits, de luttes fratricides et de prison, peut choisir de se retirer de l'action sans pour autant rejeter son passé, en condamner les héritiers ou s'éloigner d'eux. Haïtien d'origine, Beauvoir Jean a été chef des Master B (1984-1987) puis de la Compagnie B (1988-1991). Travailleur de rue à Montréal-Nord depuis 2007, il raconte ici les bandes haïtiennes, leur condition, leurs entreprises et leurs amours, les clans et leurs conflits, leurs amitiés et leurs démêlés avec la justice.

Au retour d'un voyage à Port-au-Prince, Pierre Tremblay a accompagné Beauvoir Jean dans son quartier, partageant ses souvenirs, l'écoutant décrire son monde, rencontrant sa famille, ses rivaux, ses compagnons de rue. Le récit qui en résulte est un témoignage saisissant de vérité brute en même temps qu'une riche enquête sociologique.

 

Bernard Gaillard, Sylvie Hamel et René-André Brisebois (2011). Adolescents délinquants et leurs parents. Bandes et violences en groupe. Éditions l'Harmattan, 122 pages.

Cet ouvrage propose une lecture clinique soutenue par les approches psychanalytique, phenoménologique, anthropologique et psychocriminologique de l'adolescent désigné comme délinquant. Il s'appuie sur des recherches cliniques menées en France et au Québec. Il questionne les phénomènes des bandes, des fugues, des fêtes entre adolescents, des viols en réunion, des pratiques éducatives en milieu fermé, du lien à la famille.

 


 

Katz H, Bolduc C, Gagnon R, Lapointe F et Wemmers JA (2011). La justice pénale et les femmes. Société Elizabeth Fry du Québec. Remue-Ménage, 172 p.
Qui sont ces femmes qui ont maille à partir avec la justice? Comment sont-elles traitées par le système pénal? Pourquoi les catégories les plus vulnérables sont-elles plus souvent criminalisées? Comment cette minorité parmi la population carcérale peut-elle faire valoir ses besoins différents de ceux de la majorité masculine ? Forte d'une vaste expérience auprès des femmes judiciarisées auxquelles elle s'intéresse depuis plus de trente ans, la Société Elizabeth Fry veut mieux faire connaître leur réalité et s'emploie ici à déconstruire certains mythes persistants à leur égard.

 

 

Dupont, Benoit et Pérez, Émile (2011), Les polices au Québec (2e édition). Paris : Presses universitaires de France (collection Que sais-je?).

Fortement influencées par les innovations canadiennes, éta ts-uniennes ou anglaises, mais constamment soucieuses de les acclimater à leur environnement politique et social spécifique, les polices québécoises représentent une plateforme privilégiée d'échanges entre les mondes anglophone et francophone sur les questions de sécurité publique : elles ont su se remettre en question face à une population de plus en plus diversifiée, dont la tolérance pour le modèle répressif traditionnel s'érodait à mesure que celui-ci perdait de son efficacité.

Le pragmatisme québécois a développé une réponse simultanément ferme et concertée face à la menace du crime organisé. La diminution constante de la criminalité depuis vingt ans a sans aucun doute insufflé une dose de sérénité propice à l'exploration de nouvelles pistes d'intervention policière ouvertes sur la société et la recherche.

 

Lafortune, D., Cousineau, M.M. et Tremblay, C. (Dir., 2011). Pratiques innovantes auprès des jeunes en difficulté. Presses de l'Université de Montréal, collection Paramètres, 576 pages.

L'étendue des expérimentations locales dans le domaine de l'intervention psychosociale auprès des jeunes et de leur famille est largement méconnue. Pourtant, si l'on innove, c'est pour répondre à la nécessité souvent criante de s'adapter à l'environnement de travail et à la clientèle. Or, lorsque les pratiques originales restent dans l'ombre, les intervenants courent le risque de passer à côté de trouvailles utiles et de reproduire les erreurs du passé. Ce livre décrit une trentaine d'initiatives en cours dans le réseau des centres jeunesse du Québec.

Les auteurs sont des praticiens et des universitaires dont la collaboration a permis de trouver des solutions prometteuses pour offrir aux jeunes en difficulté un soutien individuel et familial adéquat.